Le bruit : les manifestations à Barcelone

 

Le bruit : un brouhaha constant

Je vous ai parlé récemment des tensions que Barcelone connaît en ce moment et de mes sensations sur ce thème, ici. J’ai omis d’insister sur le fait que, les tensions n’étaient pas liées seulement à l’opposition de deux partis, sinon au bruit incessant de la ville. Un véritable raffut. Un boucan du tonnerre.

Je participe au défi DU COTE DE CHEZ MA. Le principe : 52 semaines dans l’année, 52 photos. Pour le défi de cette semaine il faut illustrer le mot  » bruit « . J’ai également évoqué le bruit que produit le ramassage de poubelles de nuit, mais aujourd’hui je vais vous parler d’une autre source de bruit. Un bruit démocrate ou un bruit nationaliste selon de quel coté vous êtes.

 

bruit de la foule
bruit de la foule

1-Le bruit des manifestations

La place de l’ayuntamiento, la mairie de Barcelone, n’est jamais un endroit désert. Cependant ces derniers temps, il est impossible de la traverser sans croiser une multitude de gens qui manifeste leur mécontentement. Certains ont même installé des tentes pour pouvoir y dormir. En effet durant tout le mois d’octobre, nous pouvions entendre des cris, des sifflements, des hurlements d’une foule qui voulait se faire entendre. Les voix des protestants se mélangeaient à l’agitation naturelle de la ville.

 

2- Le doux bruit des casseroles

Je vous ai également parlé du bruit des casseroles que les gens utilisent pour manifester leur mécontentement, toujours ici. Un cancan de Moulinex. Je comprends et soutiens ce genre de manifestation passive, mais question horaire, on pourrait faire mieux. Et oui, ils ont décidé de faire leur roulement de tambour à 22h00. Je vous l’accorde, certains n’ont pas encore mangé à cette heure-ci. Néanmoins, je suis certaine que toutes les mamans (espagnoles, catalanes ou étrangères) ont déjà couché leurs loulous et stressent que cette cacophonie les réveille.

 3-Le bourdonnement des hélicoptères

Ce bruit-là n’a rien à envier à la clameur des manifestants ou au tintouin des casseroles. En effet, même si plus discret sur le court terme, sur le long terme, c’est celui qui m’a le plus horripilé. Je n’ai pas pu, ni pensé à prendre une photo décente d’un hélicoptère, car durant cette période, à chaque fois que j’en entendais un, je devenais d’un coup nerveuse. Ce grondement constant était devenu insupportable. Un ronflement dans oreille. Agaçant au possible.

 

Nous sommes bien tous d’accord que le mot « bruit » n’est pas un mot qui éveille en nous de la passivité. Cependant, des fois, il faut bien faire du bruit pour se faire entendre. Non ?

 

 

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