Guiris à Barcelone, ne tomber pas dans le piège

Lorsque l’on veut sortir à Barcelone, ce ne sont pas les options qui manquent. En effet, cette ville bouge beaucoup et à n’importe quelle heure. Cependant, il est important de bien choisir le bar ou le restaurant. Le centre-ville est devenu tellement touristique qu’il semble être réservé aux touristes, aux guiris. Après cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bons endroits dans le centre, mais il faut les connaître. Le bouche à oreille reste de loin la meilleure publicité et le meilleur recours pour ne pas se laisser avoir. Nous avons tous la fâcheuse manie de sortir dans son quartier (peut-être que moi, plus que les autres, je l’admets). Vivant dans le centre-ville, je ne suis pas une exception (bien au contraire). Pour certaines occasions, je peux m’aventurer dans de nouveaux établissements, mais ce n’est pas courant. Oui, c’est vrai, je crains d’avoir de mauvaises surprises de se faire traiter comme un guiri

Qui sont les guiris ?

Si tu es français, allemand, anglais, ou tout simplement que tu es du style blanchette à devenir rouge gambas sur les plages, tu seras considéré comme étant un guiri en vacances. Les guiris sont tout simplement les étrangers à peau claire, qui boivent des sangrias comme s’ils venaient de faire la traversée du désert et qui mangent des paellas dans les restaurants de las Ramblas. Ce terme était assez péjoratif au début, car il était bien souvent accompagné de moqueries, mais à présent, il est plus généralisé aux touristes. Après, bien évidemment, cela dépend toujours de qui l’emploie et du ton de la phrase. 

Pourquoi je n’aime pas les établissements pour guiris

Alors, oui, je suis française et en plus j’ai la peau assez blanche (même en été). Cependant, je vis à Barcelone depuis plus de 12 ans et je ne me considère pas comme une étrangère en vacances qui participe au bon fonctionnement du tourisme. Je ne suis pas une guili et j’ai horreur qu’on le pense. Donc quand je rentre dans un nouvel établissement, certaines choses peuvent m’horripiler. Et voici 4 exemples qui me font hérisser les poils :

 

1-  Table for two ?

Si en rentrant dans un établissement, on me parle directement en anglais, j’ai le réflexe de reculer. Et si en plus on me donne un menu dans « ma langue » (anglais), alors là, j’aurais directement tendance à faire demi-tour même si l’endroit est magnifique. Ceci a vraiment tendance à m’agacer. À part si je rentre dans un pub irlandais, je ne vois pas pourquoi, on ne me parle pas dans la langue du pays. Et encore ! Avec ça, on sait tout de suite que la majorité de la clientèle est étrangère. Et par pitié, si tu as un tel business, évite les fautes d’orthographe sur les menus, cela fait toujours mauvaise impression ! Guiris, pas idiot !

restaurant guiris

2- Un service à la « #onsenfouellenecomprendpas »

Il faut reconnaître que dans ce genre d’endroits, bien souvent, le service n’est pas top. Et puis, il peut y avoir de gros abus. En effet, lorsque 4 amies décident de prendre une bouteille de « cava » et que le serveur pointe sa frimousse avec 4 coupes pleines en me répondant que l’on sert 4 verres avec une bouteille… J’ai envie de lui dire : euhhh non ! Avec une bouteille, on peut faire 6 coupes, mais de toute façon, il me semble que j’ai commandé une bouteille et non 4 coupes ! Mais, je n’ai rien dit. Étant avec des amies, je n’ai pas voulu en rajouter en lui disant que le jeu de vouloir une bouteille pour fêter l’anniversaire d’une amie est aussi d’entendre le « bang », le « boum », le « paf » ou encore le « schpaff » du bouchon juste avant de servir l’élixir devant nous et pas caché derrière son bar. J’aurais dû lui dire :«  les guiris, savent boire ! »

 

3- Des boissons de guiris

Bon là aussi, je dois bien avouer que je suis de l’ancienne école pour ce qui concerne la boisson. En effet, donnez moi un bon vin, une bière fraîche ou encore un whisky on the rocks et je serai contente. Tous ces cocktails à base de papaye ou fruits de la passion super sucrés, avec des pailles en forme de licorne, ne sont pas pour moi. Cependant, je ne dirais pas non à un bon gin tonic, mais ton mojito à 4 euros, moi, je n’y touche pas. Le prix à payer est trop cher le lendemain matin. En effet, ce que tu n’as pas voulu mettre dans un alcool décent se paye par la suite en doliprane pour soulager ton coco qui est sur le point d’exploser. Et s’ils utilisent des vrais alcools, sache que tu vas certainement payer ton verre 15 euros. Je resitue… n’oublie pas que tu es à Barcelone… mais comme ils disent : « les guilis peuvent le payer »

Guiris Barcelona
Guiris Barcelona

4- Des prix abusifs

Les loyers des établissements du centre-ville devenus trop chers, ne peuvent être que loués à des business qui facturent. Et à qui peut-on facturer plus cher ? Aux guiris ! Le problème est qu’il n’y a pas que des vacanciers dans le centre… Ce genre d’endroits gonflent les prix et parfois ils peuvent même modifier les prix sur les notes. Et vlan 4 euros de plus par bouteilles que le prix indiqué sur la carte. Après tout, qui vérifie toujours l’addition même lorsqu’elle est douloureuse ? Et puis, si le client ne fait pas attention… C’est tant pis pour lui. Je déteste ce genre de comportement qui tente d’arnaquer sa clientèle et surtout ceux qui savent que de toute façon, celle-ci ne reviendra pas puisqu’elle n’est là que pour quelques jours ! Là encore, il faudrait qu’ils comprennent : guiris, pas idiot !

 

Eviter « guirilandia’

Barcelone est une ville qui vit du tourisme. Ceci n’est pas une nouveauté. Certains établissements devraient arrêter de se payer la tête des touristes. Car en plus de perdre en authenticité, les gens du quartier les déserteront. En vacances, on n’a pas toujours la chance de connaître quelqu’un sur place qui nous recommande les bons endroits.

 Depuis que je suis maman, je sors beaucoup moins, et quand l’occasion se présente, je veux être sûre de passer du bon temps. En plus, j’avoue que j’adore être bien traitée et ceci est plus facile lorsque nous avons l’habitude de fréquenter les mêmes endroits. Le personnel nous connaît et il n’y a pas de mauvaises surprises. Ce n’est pas pour autant que nous devons toujours aller dans les mêmes endroits. Mais comme vous l’avez compris, je déteste que l’on me traite comme une guiri

 

 

 

 

 

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