La fragilité de la jeunesse

13 Reasons Why… 13 Reasons Why… 13 Reasons Why…

Tout le monde m’en parlait ! Voilà un commercial ou une équipe de commerciaux…qui a fait bien son travail !

Un blog que je suis m’a finalement convaincue… Je ne vais pas ici faire un résumé ou synopsis de la série, car vous l’avez déjà lu 10 fois j’imagine, mais plutôt vous parler de ce à quoi cette série m’a fait penser : la fragilité de la jeunesse. 

Moi qui pensais que j’allais me taper une série « d’jeuns » (recommandée la première fois par ma nièce de 19 ans)… eh bien oui, c’est le cas, mais j’ai été agréablement surprise.

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la fragilité de la jeunesse : telle un bateau en papier sur l’eau

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Cela m’a fait repenser à ces années et du coup, je suis certaine (et n’est pas nouveau) que pour rien au monde je ne voudrais revivre cette époque.

J’ai fait la liste des 13 Reasons Why, la fragilité de la jeunesse :

1 – Les garçons sont stupides à cet âge-là, ils ne comprennent rien… (Ahhh c’est de là que cela vient…? 🙂

2 – Les filles ne remontent pas beaucoup le niveau ! Cette obligation à créer des partenariats avec les élèves “cool” du moment pour paraître forte était épuisante.

3 – Les tensions avec les parents étaient frustrantes. Cette limite d’âge qui fait qu’ils te considèrent encore comme un enfant me révoltait. Ils contrôlaient mes allées et venues, ce que je voyais comme une aberration et un manque de confiance à l’époque.

4 – Mes formes attiraient le regard de certains qui avaient les hormones en ébullitions et je ne savais pas comment gérer ça. J’étais toujours mal à l’aise dès que je parlais avec un mec.

 5 – Pas d’argent pour m’acheter toutes les fringues que je voulais, tu sais celles qui te rendent cool …, d’ailleurs pas d’argent pour rien…

 6 – Prendre la parole en cours me terrifiait. Ces putains de rougeurs me gonflaient, je me transformais en vraie tomate dès que je devais exprimer mon avis sur un thème en classe. Je n’avais vraiment pas confiance en moi et j’avais peur de paraître ridicule constamment. Je ne savais pas qui j’étais et pas sûre de moi, c’était fatigant de prétendre le contraire.

 7 – Pas d’autonomie, je dépendais de tout le monde pour aller quelque part, et quand tu vis dans un village de 100 habitants, c’est un peu galère !

 8 – Ma peau… Et pourtant, je ne me souviens pas d’avoir eu la tête remplie, mais chaque semaine, j’en avais un beau que je devais camoufler. En plus, je ne ressemblais à rien avec mes cheveux que je ne savais pas dompter. Je ne sais toujours pas aujourd’hui, mais je me suis habituée à mon apparence et j’ai trouvé un coiffeur qui m’aide 🙂

9 – Le sexe, on vaut pas grand chose à cet âge-là… je parle pour moi. Mes expériences ne sont pas les meilleures, même s’il y en un…. mais c’est surtout que vivant chez les parents, tu n’as pas réellement d’intimité.

 10 – Le stress du bac où nous nous enfermons avec nos fiches éparpillées sur le lit. J’avais peur de le rater, je ne voulais pas décevoir mes parents, ils se seraient senti déshonorés.

11 – Ce moment où l’on t’oblige à te diriger vers une branche d’étude alors que n’a aucune idée de ce que tu veux faire… Là, justement quand je pense à mes neveux, je leur souhaite bonne chance, car il semblerait que l’éducation n’ai pas vraiment fait de progrès dans ce domaine.

 12 – Ces fameuses hormones qui foutaient le bordel partout, je changeais d’avis sur tout, tout le temps. Lunatique, moi???

 13 – Je me permettais de critiquer librement les autres, sans me mettre à leur place, et j’étais revolté de ce même comportement chez les autres… Un peu stupide, je sais. Avec le recul, je me rends compte que mon niveau de maturité (même si plus élevé que la moyenne 🙂 ) n’était pas terrible.

Qui voudrait revivre tout ça ? 

Certes, je n’ai pas connu ce genre d’histoire qui part dans tous les sens. Mon processus scolaire n’était pas rempli d’autant de tragédies, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas eu mes drames… Et ceci est la clef de la réussite de cette série chez les adultes. Nous sommes tous capables de nous souvenirs de ces années où nous n’étions pas bien dans notre peau et surtout pas “hormonalement” stable.

Nous voulions être sous les projecteurs, mais en même temps, nous étions trop fragiles, trop jeunes pour supporter l’ampleur des conséquences. 

Je n’aurais pas dû être aussi surprise d’aimer cette série… Tout le monde en parle !

 

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    Personnellement, j’ai bien aimé cette période, c’était pas parfait, je doutais de moi, mes hormones aussi faisaient le grand 8, mais c’était aussi le temps de la bande de potes, on se déplaçait constamment en troupeau, le temps du fun et des crises de fou rire, le temps des découvertes et des premières expériences, c’était intense.
    Bon, je suis pas nostalgique non plus 🙂

    • je pense que cela dépend du tempérament de chacun, mais je comprend qu’en l’occurence cette Ana est souffert dans la série, à cette âge-là nous sommes plus fragiles. merci pour ton commentaire 😀

  • Revenir en arrière serait une punition pour moi, clairement !

  • J’ai tellement détesté cette foutue adolescence, j’avais l’impression d’habiter dans mon corps et que mon cerveau prenait trop de place pour la taille de ma boîte crânienne

  • J’ai aussi beaucoup aimé cette série découverte grâce à mon frère qui 22 ans, mais je m’attendais à un final un peu différent :/ Je pense que malheureusement comme on a pu le voir dernièrement, j’ai peur que cela risque de donner de fausses bonnes idées à des personnes fragiles dans le même cas. Par contre, pour les personnes impliqués et influencés par les autres peuvent prendre conscience de certains de leurs comportements qu’ils pensaient anodins.