Les 3B de l’allaitement

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Bellissime, Bon marché et Bon pour la santé : sont les 3 idées associées à l’allaitement. Les sages-femmes et les pédiatres ne cessaient de me le répéter chaque fois que je leur exprimais mes doutes sur le sujet.

En aucun cas, je ne cherche à te faire peur, et je ne souhaite pas non plus qu’en lisant ce qui suive, tu cours au supermarché acheter une boîte de lait en poudre… même s’il faut bien reconnaitre, que cela pourrait t’aider dans ta nouvelle vie de super maman !

Les gens peuvent te regarder comme une folle quand tu leur demandes conseil. On pourrait croire, qu’au fond, ils pensent : “comment cette jeune fille ne sait pas si elle donne bien le sein à son fils ? ”.

Et à ces langues de vipère, je souhaiterais leur répondre cette longue tirade : en premier lieu, neuf mois en arrière (un peu moins pour être honnête) mon téton n’était pas dans la bouche d’un bébé si tu vois ce que je veux dire. Ensuite, je me sens un peu fatiguée et perdue dans cette nouvelle situation où après avoir eu les jambes ouvertes presque 40 heures (nouvelle situation de crise où les médecins attendent davantage avant de prendre la décision de faire une césarienne), je me retrouve seule avec mes enfants dans les bras. Et pour finir, oui, je ne sais pas si les bébés prennent bien le sein et j’ai tous les droits de ne pas le savoir !”.

Même si l’allaitement est une des choses les plus naturelles du monde, cela est loin de l’être pour certaines femmes et c’est normal que cela nous préoccupe.

Depuis que l’allaitement est redevenu à la mode, comme un retour au naturel, les gens te considèrent comme la brebis galeuse si seulement tu penses à élargir tes options. Toutes les femmes ne naissent pas pour être mères et toutes les mères ne naissent pas pour donner le sein. J’ai eu la sensation que personne ne me demande mon avis sur la question, sur ce que j’aimerais faire. Je sais très bien, que le lait maternel est, ce qu’il y a de meilleur pour un enfant, mais si je ne pouvais pas lui donner le sein, ou simplement si je ne souhaitais pas le lui donner, cela ferait-il de moi une mauvaise mère ? Je ne le pense pas, et personne ne devrait me le faire sentir tel quel.

Une amie m’avait offert des gobelets trayeurs. Quand l’infirmière m’a vu en train d’essayer d’alimenter mes nouveau-nés avec, j’ai bien cru qu’elle allait s’étouffer, comme si je violais la loi des mamans de l’hôpital !

Personne ne m’avait expliqué la douleur que l’on ressent à donner le sein. Ou peut-être que tout simplement les gens pensent qu’avec ce que l’on a enduré lors de l’accouchement, on peut quand même supporter quelques brèches, quelques crevasses ou quelques infections du joli nom de mastites. Par chance, je suis passée entre les mailles du filet de cette dernière. Avant d’avoir mes enfants, je ne connaissais même pas le nom de cette saloperie. Je me souviens encore de pleurer juste à entendre les petits cris d’un de mes fils qui m’indiquaient qu’il avait faim. Je savais la douleur que j’allais ressentir.

La bonne nouvelle est que la douleur cède la place au bien-être quand tu vois ton enfant y prendre autant de plaisir, mais cela arrive seulement quand ton téton ressemble à une valve de roue de bicyclette.

Ce thème est un réel fardeau social pour une femme. Dans tout cela, il ne faut pas oublier le rôle du père ! S’ils sont pour l’allaitement, ils peuvent te regarder mal lorsque tu leur expliques qu’il y a peut-être, éventuellement, hypothétiquement, d’autres options à envisager.

Personnellement, ce déni (surtout quand ce n’est pas toi qui à le sentiment d’être une vache à traire ), me met en boule. Oui, ces gens qui ne savent pas ce que c’est, car ils ne l’ont jamais ressenti, et qui se permettent de te juger, me font bouillir. Le thème des hormones ici, est super important, tu peux partir au quart de tour.

J’ai eu envie à ce moment-là d’écrire ce que je ressentais, de partager mon expérience, mais je n’avais pas le temps, mes jumeaux avaient besoin de moi, et j’sais surtout morte de fatigue.

Une fois, que l’on domine un peu mieux la technique, on commence à se poser des questions bêtes, auxquelles on veut à tout prix avoir des réponses. Par exemple, comment peut-on être sûr que le bébé prend la bonne dose ? Encore une fois, pour moi, c’était un peu plus compliqué en ayant des jumeaux.

On s’inscrit à des milliers de pages pour avoir plus d’info, on en trouve même des bonnes. On se met à lire des livres, on demande à ses amies mamans, à la famille, sans oublier que l’on commence à fréquenter un nouvel ami : Google ! Malgré tout cela, on peut rester avec ses doutes : combien de temps, l’enfant doit rester au sein ? Je dois donner le même sein aux deux ?

Finalement, on apprend seul ! On doit sentir ce genre de chose, car tous les enfants sont différents. Le plus important est d’avoir confiance en soi. Le processus est long, tu ne vas pas le savoir au début, mais ça viendra.

Tu dois te donner du temps et ne pas t’en vouloir de ne pas connaitre toutes les réponses.

los 3 B: bueno, barato, bonito
Las comadronas y pediatras asocian estas 3 palabras a la lactancia. Por lo menos son las palabras que escuché salir de sus bocas cada vez que tratábamos del tema.
Lejos de mí, la idea de alejarte del concepto y de darte las ganas de correr a comprar leche en polvo, aún si algunos son muy buenos y mucho más cómodo a tu nueva vida de super mama !

La gente te mira como una loca cuando le pides consejos. Tiene que pensar: “como esa jovencita no sabe si da bien el pecho a su hijo?” Perdonadme, pero primero, hace 9 meses atrás (en realidad un poco menos) mi pezón no estaba en la boca de un niño…
Segundo, me siento un poco cansada, porque hace todavía muy poco, he estado 40 horas piernas abiertas. Claro, la crisis pide que si el niño no quiere salir… pues hay que esperar, y tercero, no, no sabía si mis bebes tomaban bien y tenía derecho a no saberlo.
Todo parece super natural, pero no lo es. Si no sabes si logras alimentarlo correctamente, es normal que te preocupes.

La tendencia a dar el pecho ha vuelto de moda y todos te consideran como la oveja negra si estás pensando en solo ampliar tus opciones. No todas las mujeres nacen para ser madre y no todas las madres nacen para dar el pecho. A este momento tenemos tendencia a olvidar lo que la madre quiere o necesita. Es también su elección. Por supuesto estoy de acuerdo en reconocer que la leche materna es lo mejor para el niño, pero tampoco las mujeres que no pueden o no quieren dar el pecho, tendrían que sentirse fatal por eso? No lo creo, y nadie tendría que hacerles sentir tal cual.
Una amiga que había dado pecho a sus hijos, me recomendó y me regalo unas pezoneras. Por dios, que mirada recibí, cuando me vio una enfermera tratando de dar el pecho con ellas. Me sentí como si estaba violando la ley de las madres y del hospital!

Nadie me había comentado hasta que punto puede doler. Igual, la gente piensa, con lo que sufriste por el parto… no vas a quejarte por algunos pinchazos, algunas grietas, o por algunas infecciones del nombre lindo de mastitis. Nunca había escuchado hablar de mastitis! Por suerte no me toco, pero todavía me acuerdo haber llorado a solo escuchar a los llantos de mi hijo que quería comer. Sabía el dolor que iba a sentir.
Lo bueno es que el dolor deja lugar al placer cuando ves a tu hijo disfrutar tanto del momento, pero solo cuando ya tu pezón se parece a una boquilla de una rueda.
Hay un peso social enorme sobre el tema. Sin olvidar el papel que tiene el padre en todo eso! Si el papa esta en favor para que le dé el pecho, te mirará mal, si le comentas que quizás, hipotéticamente, a lo mejor, hay otras opciones…
Personalmente, siento enfado cuando hablo del tema con gente que nunca ha pasado por este tipo de sensación, pero que te dicen qué hacer. Tengo unas ganas de machacarles… Otra vez las hormonas que no me ayudaron a tener un punto objetivo. Tenía tanta rabia! De allí, me vino las ganas de escribir, de compartir mis propias experiencias, pero no tenía tiempo, mis maravillosos mellizos me necesitaban.

Después de entrar en el tema, te preocupas por otros detalles. En mi caso, no sabía si la leche que les daba era buena y si tomaban lo suficiente. Es que claro, además se complica un poco el tema porque tengo mellizos. Busqué en muchos libros. Pregunté a muchas mamas y a mi mejor amigo del momento: el famoso Google! Pero me quedaba con mis dudas. Cuanto tiempo se tienen que quedar enganchado, les tengo que dar el mismo pecho?
Me apunté a muchas páginas de mamas para tener lo más informaciones posibles, pero al final aprendes solita. Lo tienes que sentir, porque todos los niños son diferentes. Entonces búscate la vida. Tienes que tener fe en ti. Por supuesto ese proceso no lo aprendes a la primera semana y tampoco en el segundo mes. Tienes que darte tiempo y sobre todo no tener frustración de no saberlo todo!

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tonnick
support@alcalina.net
  • Je ne suis pas maman mais quand je le serai, j’aimerai bien allaiter. En revanche, j’avoue que la douleur me fait peur… Je ferai mon choix en temps voulu.

    • Hola, tu as bien raison, il ne faut surtout pas s’obliger à faire quelque chose que l’on ne désire pas. Tu te poseras la question au moment voulu.