Post adolescence : le stress que connaissent les jeunes

Post adolescence : les jeunes sont dépassés au moment de choisir une orientation professionnelle.

La post adolescence est une période où de nombreux parents se préoccupent, mais n’oublions pas le sujet principal : les jeunes. En effet, ces jeunes, majeurs, de 18 à 23 ans (pour certains un peu plus) sont confrontés à un grand stress. Ce passage ambigu entre l’adolescence et l’adulte est marqué par un réajustement du comportement qui n’est pas toujours facile à franchir. Le choix des études est la première grosse épreuve qui les attend, et ceci ce ne se fait pas sans difficultés.

Nous avons toujours tendance à les considérer plus matures, car ils ont une apparence qui le reflète. Qu’est-ce qui nous fait penser qu’ils sont déjà des adultes ? Certes, ces jeunes ne sont plus des adolescents, mais nous ne devons pas oublier qu’ils ont encore besoin de nous. Et même s’ils devraient commencer à prendre leurs responsabilités, la case « adulte » ne devrait pas se franchir tout seul. Que pouvons-nous faire pour les aider ?

 

Qu’est ce qui nous fait croire que ces jeunes sont adultes

Une grande bouche : l’époque où nous nous taisions quand les grands parlaient est révolue, et tant mieux. Le respect ne s’apprend pas uniquement pas la peur et il était tant de changer les mentalités à ce sujet. Il est vrai qu’aujourd’hui, nous avons un rapport à l’éducation plus ouvert et nous considérons nos loulous comme des êtres humains et non comme de simples enfants. Ils ne doivent plus attendre d’être adultes pour manifester le droit d’exprimer leurs besoins et leurs envies. L’éducation parentale traverse un bouleversement. Les enfants ne sont plus traités de la même façon. Ce qui était considéré comme des interruptions futiles, est à présent un échange émotionnel. Nous les écoutons et leur donnons plus d’importance. Et donc oui, nos enfants prennent l’habitude d’exprimer leur opinion, et une fois adolescent, ils ne s’en privent pas. Ils ont bien retenu la leçon. Ceci peut nous laisser croire qu’ils sont plus matures qu’ils ne le sont en réalité.

Une allure et un physique à la mode. La mode ne passe par inaperçue et la suivre est pour certains une priorité. Cependant, elle est aussi un moyen de s’intégrer à un groupe. Nos enfants sont prédéterminés à vouloir s’identifier à ce qui semble être le « cool du moment », et même si nous, en tant que parents nous ne pouvons pas toujours nous offrir le gadget dernier cri, nous ferons notre possible pour que notre enfant soit ce qu’il désire. Nous cédons à leurs envies en les transformant même en besoins afin de nous déculpabiliser en l’achetant. Nous nous formatons. Ai-je vraiment besoin de préciser ce à quoi je me réfère ? Donc là encore, oui, nos enfants paraissent plus grands vêtus de nos fringues, tapotant sur leur téléphone. Je ne critique pas, je suis la première à avoir reçu les regards douteux d’une vendeuse lorsque je lui demandé la résistance au choc d’une tablette à offrir à mes enfants de 4 ans. Cela met juste en relief, qu’effectivement une jeune fille de 18 ans, à la mode avec un téléphone à l’oreille peut paraître plus âgée que ce qu’elle est en réalité.

 

Ces jeunes ne sont pas toujours bien orientés

Des conseillers d’éducation inefficaces. Il serait peut-être tant que les conseillers d’éducation choisis par l’éducation nationale soient plus à l’écoute des besoins des jeunes et qu’ils aient plus de temps à leur consacrer. Lorsque je repense à ma propre expérience, je comprends totalement qu’un jeune homme puisse se sentir perdu au moment de choisir sa prochaine université. Il n’y a pas de conversations constructives avec l’élève. Sinon un « remplissage de case vide » qui pour la plupart le resteront d’ailleurs.

Un programme scolaire trop rigide. En France, la valorisation de nombreuses années d’études est trop grande. Nous devrions valoriser également ce qui favorise l’enrichissement personnel. Prendre cas par cas. On devrait leur faire comprendre qu’il est normal que ce choix d’études soit difficile. Et qu’en plus des études, il doit aussi travailler sur d’autres aspects de sa personnalité. L’école devrait aussi nous apprendre à être plus ouvert d’esprit, à savoir faire confiance à nos intuitions ou à nos jugements. Je suis bien consciente que cette tâche ne devrait pas être l’unique responsabilité de l’école, sinon celle aussi de la famille. Nous ne devrions pas les faire choisir entre une éducation scolarisée et l’apprentissage des expériences de la vie qui nous formera en tant que personne.

 

Des choix qui ne sont pas forcément les leurs

Les compagnons de classe. Ils se sentent perdus, quand ils se comparent à certains camarades qui eux savent ce qu’ils veulent faire. D’ailleurs à cet âge, il n’est pas rare d’être influencé par sa meilleure amie du moment et de choisir par dépit la même branche qu’elle comme étant une solution facile. Encore une fois, il n’est pas évident à 18 ans de savoir ce que l’on veut faire de ses 42 prochaines années. De mauvais choix feront qu’ils se sentiront encore plus perdus pendant très longtemps.

Une auto-projection : quand nous pensons à eux, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à nous lorsque nous avions leur âge. Nous nous comparons. C’est inévitable. Narcissiques ou envieux, choisissez, mais c’est ainsi. Nous ne voulons pas qu’ils commettent les mêmes erreurs que les nôtres. Mais par-dessus tout, nous souhaitons leur faire prendre conscience qu’ils leur manquent tellement de chose à découvrir d’eux-mêmes. Cependant, nous ne parlons pas le même langage. Nous savons qu’ils sont trop jeunes pour comprendre le vrai sens de nos propos. Ils les comprendront plus tard quand eux même seront confrontés à la situation. En tant qu’adultes, nous savons que nous ne faisons preuve d’empathie réellement qu’une fois que nous vivons celle-ci. Nous connaissons les chagrins d’amour qu’une fois que la relation se termine. Nous connaissons l’amour d’une mère qu’une fois notre bébé dans les bras. Alors comment leur faire comprendre ce que nous tentons de leur expliquer s’ils ne sont encore que des enfants ? Nous devons cesser de nous comparer, car nous ne vivons pas la même chose. Il serait temps de nous souvenir à quel point nous-même nous nous sentions si incompris de nos parents

 

 

Que faire pour aider les jeunes ?

Que pouvons nous faire quand un jeune se sent perdu et que nous voulons lui donner le soutient dont il a besoin ?

  1. Écouter et les soutenir. Parfois, une simple écoute active peut les aider. Ils n’ont peut être pas besoin que nous prenons les décisions pour eux, mais ils ont certainement besoin d’une oreille attentive.
  2. Se mettre à leur place. En comprenant nous pouvons les rassurer et les aider à relativiser. Notre expérience peut leur permettre d’ajouter la nuance de gris, au « blanc et noir » qu’ils connaissent.
  3. Les orienter. Même si leurs choix ne nous paraissent pas adéquats, il faut éviter d’être trop directs. Nous pouvons les guider en leur posant les questions appropriées, mais sans pour autant détruire leurs rêves. Quelqu’un de super timide et introverti devrait peut-être exclure une filiale commerciale. Un anti-sportif asthmatique devrait reconsidérer une carrière de pompier juste parce qu’il aimerait sauver des vies. En leur posant les bonnes questions, ils arriveront à se rendre compte de leurs limites et de leurs capacités.
  4. Les laisser se tromper. Il n’y a pas de honte à se tromper. Nous avons tous appris de nos erreurs et perdre une ou deux années pour finir dans la bonne branche, n’est pas si terrible. C’est être très courageux de l’avouer. Le principal est de savoir remonter en scelle.
  5. Donner des options. Une filiale peut ouvrir tellement de portes que l’on ne peut pas limiter un choix juste parce qu’une des matières n’est pas aimée. Il faut aussi qu’il prenne conscience qu’il y aura toujours des aspects d’une profession qu’il n’aimera pas. L’important est que la majorité de sa personnalité et de ses capacités collent avec la description.
  6. Booster, mais ne pas poulotter. Il ne doit pas se sentir seul dans cette aventure, mais ce n’est pas pour autant que nous devons lui mâcher tout le travail. Il doit apprendre à se gérer tout seul et faire lui-même les démarches. 
  7. En parler. En tant que parents, nous sommes censés pouvoir apaiser leurs doutes, mais lorsque ce ne pas le cas, en parler avec des gens qui ont les mêmes préoccupations, peut nous aider à y voir plus clair. J’ai trouvé récemment une page web où vous pouvez trouver des témoignages, mais aussi un espace où vous pouvez poser des questions, et peut-être même trouver un spécialiste pour en parler si nécessaire. Il s’agit de psychologue.net

 

 

Ce stress ne touche pas que les post adolescents 

La peur de choisir une filiale sans être sûr qu’elle nous plaira est source de stress énorme pour ces jeunes de post adolescence. À cet âge, nous sommes loin de savoir ce que nous voulons faire pour les 42 prochaines années de cotisation… À cette peur, s’ajoute bien souvent, celle de décevoir les parents. La peur de l’échec est constante. Plus de stress. Moins de confiance en soi. L’école et la famille devraient les préparer à mieux affronter ces étapes. Et puis, il n’y a pas que les jeunes qui souffrent de ce stress. De nombreux adultes avec 20 ans de boite, peuvent être amenés à se poser les mêmes questions : qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Dans quoi puis-je travailler et me sentir bien ? Nous occupons plus de la moitié de notre temps éveillé au travail, ce serait dommage de ne pas faire quelque chose que l’on aime vraiment.

En effet, nous ne devrions pas avoir peur de l’échec, sinon plus de ne pas pouvoir nous remettre en scelle rapidement. Car au fond, c’est ce qui nous permet d’affronter les vrais problèmes. L’important n’est pas forcément d’être fait pour une université scientifique ou de lettre sinon de savoir toujours retomber sur ses pattes même quand le vent change de direction.

 

 

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