Remontrances de la maîtresse

Remontrances de la maîtresse

Tous les jours, quand je vais chercher mes enfants, je tremble dès que je croise le regard de leur maîtresse. En effet, je crains qu’elle me demande d’attendre que tous les enfants soient partis pour me parler. Il semblerait que mes loulous soient toujours les trouble-fêtes de la classe. Donc vous comprendrez pourquoi je suis en stress quand je vais les chercher. Au point où dès que mon mari est disponible pour aller les récupérer, je perçois ce moment comme une délivrance. Je sais au moins que ce jour-là, je ne me ferais pas taper sur les doigts. Car au final, c’est comme ça que je perçois ses remarques, comme des remontrances personnelles sur l’éducation que mes enfants reçoivent à la maison. En d’autres mots, sur l’éducation que JE donne à mes enfants. Je me rends compte qu’à chaque fois, j’ai les mêmes réactions :

Maman lionne : au début, je veux lui sauter à la gorge

Ma première réaction face à ce genre de commentaire n’est pas la meilleure. En effet, je suis sur la défensive et je me vois prête à lui sauter à la gorge. Après, il faut bien reconnaître que je suis une maman lionne protectrice, et que je tolère très, mais alors très mal toutes remarques négatives concernant mes enfants. Alors, je la regarde fixement, je me tiens bien droite et je dirais même que je suis sur mes gardes.

Néanmoins, j’ai conscience que je dois écouter ce qu’elle a à me dire. Donc, je respire un bon coup et commence peu à peu à me calmer. Et puis j’acquiesce de la tête, sans dire un mot. Je me contente d’émettre des sons. J’ai besoin d’un temps de silence pour éviter de lui répondre de manière agressive.

Bonne élève finalement

Je ne veux pas qu’elle pense que ses reproches, propos soient prit à la légère. Bien souvent, je comprends ce qui se passe seulement à la fin de son monologue, car elle me donne beaucoup de détails. Je dois être un peu lente à la détente. Alors je la rassure, en lui disant que bien évidemment je leur parlerais à la maison.

Et pour finir, chose promise, chose due, j’en discute avec les enfants. Cependant, je me retrouve le trois quart du temps face à un mur de silence. En effet, la majorité du temps, ils ne prennent pas vraiment conscience de l’ampleur de la situation. Ou alors, ils ont juste peur de se justifier, car ils pensent que je vais me mettre en colère si la réponse ne me convient pas.

Au fond, autant qu’en tant qu’enfant ou qu’en tant que maman, il n’est pas facile d’écouter et de subir les remontrances de la maîtresse. Sans oublier que les deux pourraient facilement dire : « si tu continues, je vais le dire à Papa » !