Un scrupule éhonté

Pourquoi avons-nous toujours honte, d’aller nous faire épiler ? 

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Je ressors de voir une esthéticienne pour m’enlever la touffe que j’avais sous les aisselles et mon joli duvet des lèvres qui m’empêchait depuis quelques jours de mettre mon rouge à lèvres rouge préféré sans avoir la sensation que la seule chose que regardait les gens en me voyant était mes poils ! À chaque fois, c’est la même chose : nous allons toujours avec ce sentiment de honte en baissant la tête ou en tournant le regard, en affrontant le moment de vérité : celui où l’on montre à la spécialiste la zone désastreuse qu’elle doit laisser parfaite.

Je vais vous donner 3 bonnes raisons pour arrêter de se flageller avant de pousser la porte de la dame qui nous fait mal :

1- Nous sommes une mine d’or : sans nous, elle n’aurait plus qu’à mettre la clef sous la porte. Et plus elle voit en nous la brunette poilue comme un singe, plus elle va apprécier que l’on lui donne autant de boulot !

2- Nous prenons soin de nous : ici, la honte devrait laisser place à l’impétuosité de nous prendre en main et de tout faire pour nous sentir plus féminines. Nous ne nous excusons pas en rentrant chez le dentiste pour qu’il nous soigne notre carie, non ? Laissons faire la professionnelle. Avec un peu de chance, d’ici quelques années son travail portera ses fruits…

3- La taille est importante. Plus tu as attendu ( même sans le vouloir 🙂 ) plus tu facilites son travail. Alors oui, c’est vrai, que se pointer avec la fôret amazonienne, ce n’est pas top pour ton image de femme fatale, mais tu es la seule à la voir. Nous ne devrions pas nous sentir quinaudes, face à elle, car sa prestation ira plus vite et elle en sera même ravie.

Nous n’avons pas toute la chance de naître blonde avec une pilosité réduite et du coup dévoiler cette partie de nous peut être embarrassant, mais nous ne devons pas oublier que les esthéticiennes sont là pour nous aider et nous soulager (pas au sens propre) d’un travail qui peut être laborieux si tu le fait toute seule.

 Au lieu de baisser la tête à chaque fois que l’on rentre dans son salon, nous devrions plutôt lui dire : prépare-toi poulette, tu as du taf là !